lundi 29 juin 2009

De l'incompétence des "gouvernants" européens actuels

Galileo: un programme "mal géré" (UE)
AFP 29/06/2009

Galileo, l'ambitieux programme spatial destiné à doter l'Union européenne d'un instrument de navigation par satellite concurrent du GPS américain, a été mal préparé et mal géré, a déploré aujourd'hui la Cour des comptes de l'UE."Si l'UE décidait de se lancer dans d'autres programmes d'infrastructure de grande envergure, la Commission devra s'assurer qu'elle dispose d'outils de gestion appropriés", conclut la Cour des comptes dans sa recommandation.

L'audit demandé à l'institution visait à déterminer les causes de l'échec de la procédure de mise en concession, des retards subis, des difficultés de gestion et des surcoûts.Galileo "n'a pas réussi à atteindre la plupart de ses objectifs en raison de facteurs sur lesquels elle n'avait aucune prise", ajoute le rapport.La Commission porte une part de responsabilité, car "elle n'est pas parvenue à diriger le programme de manière proactive et l'a laissé sans personne aux commandes".

Mais les Etats sont également responsables, car "leurs attentes divergentes quant au programme les ont poussés à intervenir dans l'intérêt de leurs industries nationales et à bloquer les décisions"."Les compromis dégagés ont engendré des problèmes de mise en oeuvre, des retards et in fine des dépassements de coûts", souligne le rapport.

Fin 2008, aucun satellite opérationnel n'avait été lancé et les estimations de coûts pour la phase de développement et de validation avaient pratiquement doublé, passant de 1,1 à 2,1 milliards d'euros.Galileo est l'expression d'une "volonté politique de disposer d'un système GNSS européen indépendant" appelé à "devenir le système de navigation le plus sophistiqué du marché", précise la Cour des comptes.
Mais les pays de l'UE rechignent toujours à mettre la main au portefeuille pour leurs programmes spatiaux.

Les ministres chargés de l'Espace de l'UE ont insisté fin 2008 sur "la nécessité de développer des instruments et des schémas financiers adaptés pour la politique spatiale européenne, en particulier dans le cadre des prochaines perspectives financières" pour la période 2013-2020.
Mais aucune indication n'a encore été fournie sur les financements.

dimanche 28 juin 2009

ATTENTION : RISQUE D'OUVERTURE DE NOUVEAU CHAPITRE DE NEGOCIATIONS DANS LE PROCESSUS D'INTRUSION TURQUE DANS L'UE !

Article en anglais sur l'affaire (il s'agit de l'ouverture du 11ème chapitre, sur la taxation, annonçée pour vers le 30 juin, dernier jour de la présidence tchèque) :


Turkey seeks to revive EU bid
ELITSA VUCHEVA

26.06.2009 @ 06:51 CET

EUOBSERVER / BRUSSELS – Turkey is hoping to next week open a new chapter of its accession talks with the EU, the country's European affairs minister said on Thursday (25 June), reiterating that Ankara is aiming for full membership of the bloc.

The chapter on taxation will "hopefully be opened on 30 June, the last day of the Czech EU presidency," during an EU-Turkey accession conference, Egemen Bagis said at an event organised by the Brussels-based European Policy Centre think-tank.

Turkey was granted EU candidate status in 1999 and started accession negotiations with the bloc in October 2005. If opened, the taxation chapter will be the 11th of Turkey's 35-chapter accession package to be opened so far, with just one successfully closed.

Mr Bagis stressed that Ankara had done a lot in the last six months to boost EU-related reform and announced that the Turkish parliament had just passed a law to strengthen the country's EU affairs secretariat.

"The law that governs the function of the EU secretariat in Turkey was amended last night because there was a need to empower the institution, to bring more flexibility, more budget and more personnel," Mr Bagis said, stressing that 235 of the 237 parliamentarians had voted in favour of the move.

The new law "triples the number of people who are working on the issue. Now our total capacity will exceed 300."

"It's going to affect the negotiations I think in a very positive manner," the minister stressed.

Mr Bagis became Turkey's first EU affairs minister in January this year, just before Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's first visit to Brussels in four years.

Mr Erdogan went to Brussels on Thursday where met EU commission president Jose Manuel Barroso. Meanwhile Mr Bagis and Foreign Minister Ahmet Davutoglu met EU enlargement commissioner Olli Rehn.

All or nothing

The visits came just weeks after the European elections of 4-7 June which saw conservative parties triumph at European level and in most individual member states. In several countries, opposition to Turkish EU membership was an important element of the electoral campaign.

In the aftermath of the elections, Ankara had expressed concern and called on the EU to respect its commitments to Turkey.

On Thursday, Mr Bagis again condemned the use of anti-Turkish membership rhetoric in the election campaign.

"People tend to forget that almost six million Turks already live and mostly vote in EU member countries… That's more than the total population of many EU member countries," he said.

The minister also reaffirmed that Turkey's goal remained full membership of the EU and firmly rejected the option of "privileged partnership" mulled over by some member states, including France, Germany and Austria.

"We will either be a full [EU] member or not [at all]," Mr Bagis said.

The concept of "privileged partnership" has no legal foundation and is just a "philosophical superficial idea… that some politicians are dancing around."

S'il advenait que les diverses personnes au pouvoir en Europe, dont en France, laissaient faire cette enième étape de trahison envers notre séjour géno-civilisationnel, il conviendra qu'aucun ne l'amène au paradis.

Aussi, AEP ici-présente est évidement totalement opposée au renouvellement du mandat du collabobo barroso à la tête de la Commission européenne.
Je propose, comme candidat à sa succession, l'ancien Ministre-Président CSU de Bavière : Edmund Stoiber. (Ainsi que, pourquoi pas, le poste de commissaire français à Clara Gaymard.)

lundi 22 juin 2009

Stop à "l'ouverture" !

Pétition - associée d'une newsletter, actuelle ou potentielle, pouvant avoir des applications organisationnelles en termes de processus de fédération de personnes de sensibilité d'union de la droite, ou du moins de sévères associés à la droite dite de gouvernement - sous l'égide de Claude Goasguen, contre une nouvelle pelletée de collabobos de goche au gouvernement de Sa Rikikitude.

Prendre quelques personnalités de gauche qui avaient rallié Nicolas Sarkozy pouvait avoir du sens en 2007. Bien qu’on puisse douter aujourd’hui, au vu des résultats de ces Ministres, de son utilité réelle.

Par contre, débaucher d’anciens mitterrandiens comme Jack Lang, d’anciens ministres de Jospin comme R-G Schwartzenberg, ou des écologistes girouettes comme JL Bennahmias et Yann Wehrling (qui ça ?) aussi rouges à l’intérieur que vert à l’extérieur… n’aurait aucun sens, ni aucun intérêt, bien au contraire.

Ces personnalités n’apporteraient rien politiquement. Elles ont démontré dans le passé leur opposition aux valeurs de la droite, quand ce n’est pas leur incompétence. Certaines sont co-responsables des difficultés de notre pays.

L’ouverture ne doit pas devenir un gadget médiatique renvoyant l’idée que les valeurs, l’intelligence et la compétence sont à gauche.

L’ouverture est un truc politicien et tactique qui présente de gros désavantages et risques politiques et stratégiques :
•Elle jette le trouble sur les valeurs qui inspirent l’action du Gouvernement et de la majorité
•Elle affaiblit la cohésion du Gouvernement et de la majorité avec des personnalités qui n’appellent même pas à voter pour la majorité alors qu’elles sont au Gouvernement (Kouchner, Amara, Hirsh…)
•Elle détériore le soutien des parlementaires de la majorité au Gouvernement, qui se sentent peu appréciés, désavoués, voire lésés
•Elle porte le risque d’éloigner de la majorité une partie des électeurs de droite
•Elle débarrasse le PS, le Modem et les écolos d’éléphants et de personnalités carriéristes et encombrantes, les aidant ainsi à régler leurs problèmes de rivalités internes
Aidez ceux qui dans l’entourage du Président plaident contre la poursuite de l’ouverture gadget, en signant cette pétition et en la diffusant largement à vos relations sympathisantes de l’UMP et de la majorité.

samedi 20 juin 2009

K-libre au tribunal


- David !
Le jeune homme leva les yeux vers la présidente. Installée derrière son bureau, surélevée par rapport à la salle, elle semblait en même temps assise et debout. Ses petits yeux regardaient David avec sévérité : comme toujours, depuis le début du procès, ils intimaient une réponse.
- Oui, Madame ?
- Répondez à la question de l'avocat général, je vous prie.
David hésita. Il regarda les gens et les bureaux qui l'entouraient. Personne ne pipait mot. Dans la salle, quelques chuchotements serpentaient ici et là, mais ils ne seraient d'aucune aide au prévenu. Pas cette fois.
- Excusez-moi, Madame, mais je n'ai pas entendu la question, bredouilla David.
Une partie de la salle éclata de rire. David les maudit intérieurement. Si seulement il avait eu les "petits frères" avec lui, si l'Etat ne s'était pas déplacé pour lui répondre en personne, personne ne rirait de lui.
La présidente soupira.
- Maître, veuillez répéter votre question, dit-elle.
L'avocat général, un grand type qui se tenait haut dans sa tenue de magistrat, s'éclaircit la gorge :
- Monsieur ..., nous parlons depuis dix minutes de cette vidéo où vous vous montriez, avec certains de vos amis, dans une plantation de chanvre. Comme vous le savez, ou plutôt comme vous semblez l'avoir oublié, la culture du chanvre indien - également appelé cannabis - est interdite en France. D'où ma question, que je répète une seconde fois : reconnaissez-vous avoir cultivé du chanvre chez vous ?
- Non non, monsieur.
- Maître, chuchota l'avocat de la défense à l'oreille de son client. C'est un magistrat, appelez-le "maître".
- J'veux dire, maître, continua David. (Il hésita, regarda la salle, revint à l'avocat général :) C'était pas chez moi, ça, du chichon j'en ai jamais eu. Enfin si, mais j'en ai jamais cultivé. C'était chez un... (Il allait dire "pote", mais il sentait, instinctivement, que ce mot ne serait pas le bienvenu.) Un ami. (Soulagé d'avoir trouvé le bon mot, David siffla légèrement du nez.) Un ami à moi, un Suisse. Mais je lui ai rien acheté, hein, le canna j'y ai même pas touché. C'était juste pour le clip.
- Je vois, dit l'avocat général.
David suait à grosses gouttes. Il n'était pas à sa place, où plutôt il n'y était que trop. Quelqu'un comme lui n'était pas fait pour connaître les affres de la justice. Il aimait parler, prononcer des discours. Pour David, parler était un acte, une manière d'exister et de s'imposer dans le réel. Ce qu'il disait, le contenu, importait peu. L'important, c'était de parler, voilà tout. Être vu, se construire en parlant, confondre la parole et l'acte - ce qui était un excellent moyen d'agir sans agir, en inventant ce qu'on faisait. D'une certaine manière, ce que David inventait, il le faisait vraiment, par la pure parole. Malheureusement, l'Autorité ne le voyait pas comme ça. L'Autorité, toujours elle. Avec un grand A. Si David avait connu la politique, il aurait pensé que ce A était le même que celui d'Anarchie, tout aussi frappant, signe d'immoralité et de rébellion. Et s'il avait fait de la sociologie, il aurait pensé que dans les deux cas, le carcan était le même. Mais David n'avait fait ni l'un ni l'autre : seul le rap l'avait vu grandir, et devant un tribunal, il n'était pas d'une grande aide. David se serait bien vu en tribun de sa cause, mais il découvrait, assez tardivement, qu'il n'avait pas de cause. Rien du tout. Juste une salle, des gens aux airs hauts, un public qui regardait le spectacle comme s'il avait été au cirque et un imbécile d'avocat commis d'office qui s'en fichait.
Les magistrats échangeaient divers propos, avec l'air de faire un travail de routine. David ne se sentait pas concerné. On ne lui parlait pas, on le regardait à peine. Il était spectateur de sa propre vie, comme une petite pièce prise entre les rouages d'une machine. Malgré l'abrutissement de rap et de chichon dans lequel il se maintenait depuis des années, David pouvait encore entendre en lui une petite voix, non encore étouffée. Cette voix se promenait sous son crâne lisse. Elle lui disait : "Allons ! Tu es une proie facile pour ces gens. Tu leur as tendu les bâtons pour te faire battre, et tu te plains qu'ils en fassent usage. Comment voulais-tu que cela finisse ? Autrement ?"
David rejetait cette voix, avec son vocabulaire compliqué, sa moralité si française qu'il haïssait par-dessus tout. Dans les brumes de la drogue et de l'alcool, il essayait avant tout d'étouffer cette voix. S'il parlait autant devant une caméra ou avec de jeunes immigrés deux fois plus jeunes que lui, c'était d'abord pour couvrir, par la voix de son choix - son choix politique -, celle qui subsistait encore en lui, et qu'il n'avait pas choisie. David n'avait plus rien à quoi se raccrocher. Ses amis ? Ses camarades de la rue ? Ils n'étaient pas là. Et quand ils y étaient, quand ils étaient emprisonnés derrière un box, l'univers larvé de la justice semblait ne pas avoir prise sur eux. Fofana - un homme que David admirait secrètement - se moquait de tout. Les menaces des juges glissaient sur lui comme les plumes d'un canard. C'était lui qui avait terrorisé les magistrats, pas l'inverse. Mais Fofana appartenait à un groupe qui le surplombait, et qui le prendrait en charge une fois derrière les barreaux. David n'avait rien. Tout ce qu'il avait conquis, il ne ressentait plus aujourd'hui. Sa vie s'était rétrécie comme la fumée d'un feu prise par une cheminée. En l'occurence, la cheminée semblait bouchée.
Allez, mauvaise graine, dit la voix. Accroche-toi. Je serais toujours là, moi, même si tu ne le veux pas.
David acquiesa. Les quelques jeunes des quartiers présents dans la salle - Jean-Armand, son ami de toujours, Bilel et quelques autres - allaient rire de lui. Mais s'ils ne riaient pas de lui, ils le laisseraient tomber de toute façon. La présidente, douée d'une conscience aigüe de ses semblables, parvenait à sentir ce qui se passait dans l'esprit du prévenu. David, vingt-neuf ans, dont huit de rue et cinq de fumette illégale : du menu fretin. Il avait déjà tout avoué, mais son esprit restait encore à convertir lorsqu'il avait mis les pieds dans le box. La présidente sourit : cet esprit-là venait de se convertir tout seul. C'était tellement facile avec les racailles. Une fois sorties de leur troupeau, comme elles étaient faciles à retourner.
- David, vous disiez que la plantation de chanvre apparaissant sur la vidéo n'était pas à vous. C'est cela ?
- Oui, Madame, acquiesa-t-il.
Chuchotements dans le public. David reconnut le timbre timide de la voix de Bilel. Lui, il l'enviait : Bilel n'aurait pas à se battre pour avoir accès au rap, pour "devenir un bonhomme" comme on disait. C'était en lui, ontologiquement. David ne pouvait bien sûr pas le formuler de cette manière-là, mais il le ressentait, et il tripotait la bague qu'il avait à la main gauche en y pensant.
- Pourtant, dit la présidente en prenant l'air de s'interroger, vous vous exhibez sur Internet en compagnie de cette plantation, comme si elle était à vous. Vous y mettez de la fierté, on le sent bien. Êtes-vous fier d'établir un lien entre vous et la drogue ? Y attachez-vous de l'importance, affectivement parlant ?
David faisait un effort visible pour suivre chaque mot de la question. Pourquoi ne le laissait-on pas dire ce qu'il avait à dire comme il en avait envie ? Pourquoi le laissait-on parler uniquement à partir d'une question incompréhensible, pour mieux le briser après ? La petite voix dit : parce que tu n'as rien à dire, crétin. Tout ce que tu dis ou penses est vide de sens. Maintenant qu'on te demande de penser, au moins en apparence, tu es bien embêté.
Ta gueule, songea David. Aide-moi plutôt.
- Ben, c'est-à-dire que dans le rap, on aime bien ce qui est interdit, vous comprenez. Ca fait stylé. (La voix dit : mauvais mot. Tu aurais mieux fait de dire que ça fait classe, au moins classe plutôt que stylé. Ca t'apprendra à lire aussi peu de livres. Ta gueule, salope, pensa David, parle un peu à ma place si t'es aussi maline.) On met des trucs comme ça, mais c'est parce que les gens, ils aiment, en fait. Ca fait du buzz.
- Et vous faites du rap. Donc, vous faites aussi ces choses interdites dont vous parlez ?
- Euh... pas forcément, Madame. Moi, je mets juste ce que... ce qui fait kiffer les gens. En fait, c'est pour plaire.
- Mon client ne fait pas l'apologie de la consommation de drogue, dit l'avocat de la défense, dont les interventions étaient aussi rares que les fleurs dans le désert. Ce qu'il veut dire, c'est qu'il est obligé de passer par ce qui peut ressembler à une apologie pour toucher son public. Cependant, il n'y a pas d'apologie véritable de la consommation de cannabis dans ses propos. Il a pu sembler en faire, mais ce n'est qu'un jeu de scène. Prenez Marilyn Manson, ou ces groupes de musique ouvertement sataniste : ils appellent au meurtre, à verser le sang, et pourtant aucun de leurs membres n'a de problèmes avec la justice. A côté d'eux, les délits auxquels mon client a pu appeler dans ses vidéos relèvent de l'anecdotique.
- Merci, maître, dit le vice-procureur, mais c'est votre client que nous interrogeons en ce moment.
- Je tenais simplement à préciser une réponse qui peut être mal interprétée, ajouta l'avocat.
- Vous parlerez après.
Plus encore que la présidente, le vice-procureur effrayait David. Calé bien au fond de sa chaisse, large d'épaules, il avait un visage massif comme une grosse pierre et portait un nom barbare. Caracoche, ou Catacoche, David ne se souvenait plus très bien. En tout cas, c'était un nom hérissé de sonorités désagréables, qui semblaient dire au prévenu : "toi, tu n'as aucune chance".
- Et donc, poursuivit la présidente, vous faites une musique dont les paroles appellent à commettre des délits. Vous aimez que des délits soient commis ? Dans quel but ?
Sous ses airs de femme logique et réservée, la présidente était une dame de fer. Les méandres dans lesquelles elle emmenait son prévenu étaient tracées d'avance.
- Ben, j'ai grandi dans la rue, Madame, alors j'ai été dedans. Mais j'ai pas eu le choix, c'est juste que je consommais, rien que moi.
- Répondez à la question de la présidente, je vous prie, grinça le vice-procureur.
- Non, non, j'aime pas, non.
David n'avait pu s'empêcher de couiner en répondant. La voix du vice-procureur lui glaçait les os.
- Alors, continua la magistrate implacable, pourquoi appelez-vous à commettre des délits si vous n'aimez pas que des délits soient commis ?
- J'arrête le rap, Madame.
Silence. Même le public ne chuchotait plus. Les magistrats semblaient retenir leur souffle, comme si David était en train d'accoucher de quelque chose qui allait changer sa vie. Eh bien voilà, dit la voix, ce n'était pas plus dur que ça. On te tord un peu, tu te contredis tout seul et tu vas là où on veut. Classique.
- J'ai fait des trucs, de la musique et tout, mais je crois que j'vais passer à aut'chose maintenant. En fait, j'arrête le rap, voilà.
Le public se réveilla tout d'un coup. Des discussions bruyantes commençaient, surtout du côté des "jeunes des quartiers". Bilel ne chuchotait plus : malgré sa timidité, il parlait tout fort, comme s'il était déjà un adulte. La présidente saisit son maillet et frappa trois coups bien nets sur son bureau. Aussitôt, les discussions cessèrent, et ses petits yeux se penchèrent de nouveau sur David, par-dessus les lunettes rectangulaires qui les encadraient.
- Eh bien, voilà une bonne résolution, dit la présidente en réprimant un petit rire. Il n'y a qu'à espérer que vous la teniez.
- Oui, oui, bien sûr, bafouilla David.
En plus, elle enfonce le clou. Vivement que tu aies touché le fond, dit la voix, on arrêtera les frais.
- A ce propos, continua-t-elle d'un ton plus vif, qu'est-ce qu'il y a écrit sur votre t-shirt ?
- Truand de la galère, Madame. C'est... euh, c'est le nom du... du collectif, auquel j'appartiens.
Cette fois, la magistrate ne retenait pas son sourire. La route était royale ; ce n'était plus une route, mais un boulevard, et on allait bien rigoler.
- Un label, oui, un label de rap. J'en ai entendu parler, assez vaguement, je dois dire. Si le rap est une musique qui appelle à commettre des délits, ou en tout cas le rap tel que vous l'avez conçu jusqu'à présent, et que vous êtes affilié à un label qui en produit, alors vous allez continuer à être délinquant, vous aussi ?
Le syllogisme était simple mais désarmant. David commença à répondre, dans un murmure, puis s'arrêta. Il ne savait pas quoi dire. Se raclant la gorge, il bafouillait, ne parvenait pas à placer un seul mot. Son avocat se porta à la rescousse :
- Maître, cette question dépasse largement l'affaire dont il est question en ce moment, et mon client n'a pas à y répondre.
Simulant une moue de vague mépris, la présidente suspendit sa question. David poussa un soupir de soulagement. Sauvé ! dit la voix. Mais pas pour très longtemps.
Les magistrats se remirent à parler entre eux, et David finit par ne plus les écouter. A nouveau, il se sentait étranger à tout cela, comme un objet posé sur la table de l'antiquaire qui le négocie. Au fond, il s'inquiétait surtout pour ses amis des quartiers. Jean-Armand ne le laisserait pas tomber, il était trop dépendant de lui pour cela ; mais les autres ?
Le vice-procureur se mit à parler, et il continua, longuement. Sa voix désagréable faisait frissoner David même s'il ne comprenait pas très bien ce qu'il disait. Vers la fin, l'avocat commis d'office se pencha à l'oreille de son client et dit quelque chose à propos d'un mandat de dépôt non requis.
- Un quoi ?
- En termes simples, ça veut dire que vous n'irez pas en prison. Du moins pas pour l'instant.
Un soulagement intense saisit David. Toute la tension accumulée pendant la matinée retomba ; l'espace d'un instant, il se sentit libre comme l'air, tout prêt à s'envoler, par-dessus les bureaux et le public - mais son stress revint bien vite quand il songea à ses amis des quartiers, qui étaient toujours là, eux. David pensa à Morsay. Qu'est-ce qu'il allait dire ? Et les journalistes, s'il y en avait ? David ne lisait pas les journaux, mais il y avait bien des gens qui le faisaient - des boloss selon lui - et qui entendraient son histoire.
Il sentit la chair de poule pointer sur ses bras. Même si les tribunaux le lâchaient, la rue serait là, toujours, et le Net aussi. Or, à présent, aucun des deux ne pourraient l'aider. Ni ses vidéos, ni ses amis, ne lui seraient d'aucun secours. Mais moi, je serais là, chuchota la voix, si fort que David craignit que quelqu'un d'autre ne l'ait entendue. Et pourquoi tu es là, pensa-t-il, pourquoi tu restes ?
La réponse tomba, laconique : parce que je suis toi.

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mardi 16 juin 2009

Invoquons la libération d'Iran - qu'enfin chute l'immonde régime arabiste-islamique !


Que l'insurrection soit victorieuse, et ne se limite pas à quelque remplacement de président,
voire de tyran "valiy-e faghih" rabo-mouze !











mardi 9 juin 2009

Apnée / Guillaume Néry

jeudi 28 mai 2009

Les jeunes Identitaires de Paris & d'Île-de-France recherchent un local

Identitaires parisiens et franciliens, nous désirons poursuivre notre développement actuel en nous dotant d’un lieu de travail. Celui-ci nous permettra d’accueillir et d’enraciner un nombre chaque jour plus croissant de parisiens souhaitant nous rejoindre et participer à leur manière à notre combat.

Nous recherchons un lieu en location d’une superficie minimum de 50m² qui soit un véritable outil de travail pour développer nos activités culturelles et politiques. Celui-ci doit être situé, idéalement, dans Paris. Un budget ainsi qu’un dossier récapitulatif pourra vous être présenté.

Si vous êtes le propriétaire d’un lieu correspondant à la description ou si vous connaissez quelqu’un susceptible d’en disposer, merci de nous contacter. Vous pouvez également faire suivre cet appel à vos contacts.

Nous comptons sur vous et restons à votre disposition pour toute question ou précision.

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PROJET-APACHE
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Contact : contact@projet-apache.com
Permanence téléphonique : 06 59 70 65 91
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lundi 25 mai 2009

Pour qui voter aux Européennes ?


Un chroniqueur en vue à la radio, il y a quelques années, disait : "on ne vote plus pour quelqu'un, mais contre quelqu'un". C'est ce qu'on appelle le vote-sanction, et d'après ce chroniqueur, la plupart des élections aujourd'hui se faisaient sur ce genre de vote. Julien Coupat, leader d'extrême-gauche arrêté pour terrorisme, allait encore plus loin : "on ne vote plus pour un candidat", disait-il, "mais contre le système de vote".
Sans doute Coupat était-il influencé par sa tendance politique, et voyait-il dans les votes Le Pen ou Sarkozy des votes "antidémocratiques", on ne peut pourtant pas dire qu'il n'avait pas raison. Les votes blancs, l'abstention, le ras-le-bol général des gens lui donnent raison. La soif même de radicalité, dans un Occident consumériste où la seule radicalité possible est celle de l'argent, lui donnent raison. Et moi, devant l'Europe qui décline à vue, je me demande contre quel péril je vais bien pouvoir voter.

Je comptais voter pour Philippe de Villiers. Mais, assez curieusement, j'ai hésité un petit moment pour Dieudonné.
Dieudo se place contre l'influence écrasante d'un certain lobby, puissant parmi les puissants. Il se place contre les Lévy & co qui se font une place au soleil dans le pourrissement généralisé de la culture, que ce soit Marc Lévy avec ses romans à deux sous, toujours placés en tête de gondole, ou BHL avec sa sempiternelle rengaine de l'antisémitisme. Pour culpabiliser l'homme blanc et passer son histoire au marteau-pilon, il n'est pas le dernier ! Quand je vois ses airs de donneur de leçons, son éternelle mauvaise foi, son arrogance de victime riche au ventre bien plein, et quand je vois qu'il prétend me dire ce que je dois penser, on ne peut pas dire que j'aie envie de le féliciter. Pareil avec tous ces intellos pourris qui défendent les clandestins, l'immigration de masse, l'universalisme dissolvant où l'homme blanc doit se fondre en fermant sa gueule. Tous ces intellos, ces politiciens, ces pseudo-historiens ou autres, bien en vue, et où l'on trouve un nombre impressionnant de [...]. Dieudonné s'oppose à ces gens. Mais c'est un musulman. Avec Soral & co, il fait venir la lutte contre le lobby israélite non pour défendre l'homme blanc mais au nom de son propre lobby, islamique et africaniste. Il possède sa force de destruction, de déstabilisation propre. Si Dieudo n'était pas dangereux, s'il n'était pas le symbole de l'islam qui se dresse sur le continent européen, de l'Islam prêt à trancher la gorge de son frère ennemi, se ferait-il persécuter à ce point par les pouvoirs médiatiques et politiques ?
Voter pour Dieudo, c'est voter pour la destruction du système. Ce système pourri qui avilit les hommes, qui à la fois les gave et les appauvrit. Mais c'est voter pour une destruction par les musulmans, par le totalitarisme du désert.

D'un autre côté, il y a De Villiers. Il est plus lumineux que Dieudo. P2V n'est pas un pseudo-humoriste ambitieux ; administrateur compétent, il est ambitieux, blanc, et défend ns valeurs. Mais il ne pose aucun souci à nos esclavagistes sionistes, à ceux qui contribuent à l'ethnomasochisme et à l'idéologie du métissage. Oui, il faut le dire ! Brisons nos chaînes mentales ! Tous les juifs ne sont pas des lobbyistes ni des sionistes, cependant on ne peut nier qu'il y a dans les hautes sphères une certaine quantité de juifs, une surreprésentation. Allez, taxez-moi d'antisémite... ceci n'est pourtant qu'un fait. Je ne parle pas de "complot juif" ou d'un machin hypothétique dont on n'a aucune preuve qu'il existe, mais d'un fait, tangible et irrécusable : la surreprésentation d'un certain peuple dans les médias, les finances et la culture.
Le problème, c'est qu'on en revient toujours au même point. Le conflit israélo-palestinien. Mais sur le sol européen.
Deux frères ennemis, deux esclavagiste, mettent l'Europe en charpie et se la disputent comme des hyènes. L'un comme l'autre ont pris possession de la vie politique européenne et en ont fait leur arène exclusive. Et les autres, arrivistes ou dépourvus d'idées propres, se sont alignés sur cette lutte plutôt que de la circonscrire.
Cela dit, je préfère les sionistes à l'islam. Je préfère le virus du SIDA au cancer. Avec le SIDA, un homme peut vivre longtemps s'il vit dans une bulle, sans aucun contact avec d'autres microbes. Le mal n'est que dans ses défenses. Avec le cancer, le mal est en lui, chevillé dans ses cellules, et s'il ne l'extirpe pas par la force il en meurt. Le sionisme européen fonctionne comme le SIDA : il culpabilise, s'attire les richesses et la culture, affaiblissant ainsi les défenses immunitaires - ce qui amène d'autres maladies. Il ne se multiplie pas mais agit. Le cancer, lui, se multiplie anarchiquement et foudroie son hôte si rien n'est fait pour l'endiguer.
Nous avons toujours vécu avec des juifs, depuis bien avant le sionisme, et ça s'est toujours bien passé. (Pour nous, j'entends.) Le sionisme européen a pris de l'ampleur après 45, c'est-à-dire après que l'Europe, doublement enfoncée par le pourrissement des démocraties des années 20-30 et par la défaite des totalitarismes des années 40, ait été complètement mise à la merci de ses occupants. Avant cela, il y avait des juifs, il y en a toujours eu ; cela n'a pas empêché l'Europe de connaître ses heures de gloire, son histoire, sa montée et sa chute. L'islam, au contraire, a toujours été un danger pour nous.
Par sionisme européen, j'entends un sionisme qui ne veut pas seulement un état pour les juifs, mais un état fondé sur la servitude des goys européens et sur une influence non négligeable dans leur culture. L'existence d'un état juif en soi ne me dérange pas. Je m'en fous. Ce qui me dérange, c'est la perpétuelle culpabilisation de l'homme blanc, de l'homme européen, la négation de ses racines et de sa culture. Et il faut croire que les sionistes européens sont les premiers à y participer, même s'ils ne font que profiter de moeurs dont rien ne permet d'indiquer qu'ils les aient eux-mêmes créées. N'en déplaisent aux antisémites, l'Empire Romain est tombé par sa propre profusion de biens et de peuples, c'est-à-dire par un processus historique, et non à cause d'un "complot juif"... En revanche, l'islam s'est toujours étendu par la force, l'asservissement. Il est prosélyte et s'étend comme une tache d'huile, égorgeant et détruisant à la racine ce qui n'est pas lui. Au fond, l'islam n'est qu'une version "hard" du monothéisme juif "light" : le monothéisme est un universalisme, un messianisme qui détruit les identités des peuples non sémitiques.

P2V a toute ma sympathie, mais il est souverainiste, passéiste. Plutôt qu'un principe de subsidiarité correctement appliqué (ce que Bruxelles ne fait pas), il défend une idée vieillotte, celle de l'Etat-nation. Ce même état qui a fragmenté l'Europe et dressé les jeunesses européennes les unes contre les autres. La liberté défendue par le nationalisme est étriquée, petite, même pas viable par rapport aux enjeux d'aujourd'hui. Si le traditionalisme défend nos valeurs face à la dissolution mondialiste, il est aussi un échelon à dépasser dans la construction d'une Europe puissance.
J'en ai assez du conflit israélo-palestinien. Je ne suis pas un sémite. Assez de devoir prendre parti, sur MA terre et dans MON pays, pour l'un ou l'autre camp alors que les deux sont des vautours qui se disputent notre carcasse putride.
J'aimerais un candidat européen, un bâtisseur d'empire qui rêve de cent drapeaux au firmament, qui se place à la fois contre la culpabilisation de l'homme blanc à la sauce sioniste ET contre la barbarie du désert. Un candidat au regard d'airain, qui sache siffloter le chant du diable avec le sourire espiègle de celui qui s'en fout. Mais ce canditat-là ne vit que dans mes rêves. Alors, je serre les poings intérieurement, et j'essaye de voir quel péril combattre. Je songe à m'allier au sionisme contre le cancer islamique, contre le rouleau-compresseur prosélyte et totalitaire... j'écoute Finkielkraut : tout va bien... puis je vois BHL, Cohn-Bendit, Fabius et tant d'autres, je vois des israéliens qui veulent "jeter les arabes dans la mer morte" être reçus à l'Elysée tandis que le FDS victime chaque jour des CPF n'a droit à rien, et cette alliance bâtarde me répugne, elle aussi. C'est un dilemme sans issue.
Avec les musulmans, il y aurait la destruction immédiate de l'hypocrisie, de la culpabilisation, du double discours sioniste (côté européen : "métissez-vous, mélangez-vous, vous êtes coupables de toute façon" et côté israélien, "préservez-vous, célébrez votre histoire et votre identité, vous êtes le peuple élu"). Mais ce serait remplacer une culpabilisation par une autre, remplacer la Shoah toute-puissante par une sacralisation du commerce triangulaire ou des croisades. Jamais je ne m'allierais à l'islam. Le Coran nie explicitement l'individu tel que nous le concevons, nous autres européens. Il nie totalement la possibilité de croire, la foi, la vie même au-dehors d'un système où tout est réglementé. L'islam est le bel ancêtre des totalitarismes du XXème siècle. Ce n'est pas pour rien qu'Hitler et Goebbels en avaient une bonne opinion.
Avec les sionistes, contre la barbarie du désert ? Peut-être, mais contre l'homme blanc, aussi ? Car si le sionisme nous défend d'un côté contre l'islam, de l'autre il encourage l'immigration de masse et le génocide discret de l'homme blanc. Attention : rien ne permet d'indiquer qu'il en est à la source - l'Occident lui-même s'est lancé sur les routes de l'universalisme destructeur, sans qu'il y ait besoin d'invoquer un complot juif mythique pour justifier cela, les sionistes européens ne font qu'encourager la situation.

Il faut faire un choix, mais aucun choix n'est possible. Telle est la politique d'aujourd'hui, et elle est tragique, au sens grec du terme.
P2V n'est pas sioniste, et il n'est pas un acteur du pillage du cadavre "France", alors... autant voter pour lui.

dimanche 17 mai 2009

La Roux - In for the Kill

Un petit son sympathique.

jeudi 14 mai 2009

Allez Bordeaux !

mardi 12 mai 2009

C'est l'histoire de deux boucs...


Le mécanisme du bouc émissaire est vieux comme le monde. Une foule a des soucis, ou elle s’ennuie, simplement ; comment surmonter le problème ? Une foule en elle-même est incapable de faire quoi que ce soit. Cependant, des individus émergent de la foule, des individus avec un esprit plus dominateur ou plus sûr de lui que les autres. Souvent, ils ne résoudront pas le problème mais l’écarteront ou le neutraliseront symboliquement. Un membre influent de la foule – cela va, selon les cas, du décideur officiel au parleur charismatique de quartier – va s’en prendre à un membre faible ou isolé, et l’accusera d’être la source de tous les problèmes. Si la foule adhère, l’individu désigné devient le symbole vivant du problème (ou la nouvelle distraction, comme s’il était une console de jeux). Il n’en est pas seulement responsable ; il est le problème, il est aux yeux de la foule le mal même. Responsable de tout, l’individu sera persécuté. Il est ce qu’on appelle un bouc émissaire.
L’exemple le plus emblématique de ce fonctionnement est probablement le Christ. Craint par les romains pour son charisme, haï par les pontes indigènes, qui avaient peur pour leur autorité, il fut livré en pâture à la vindicte populaire et mis en croix simplement parce que la majorité le détestait. Il fallait un responsable, un coupable à désigner. Responsable de quoi, on ne savait trop, mais l’instrument de la haine est souvent un bon moyen de détourner le courroux sans objet d’une foule. Ce responsable, ce fut le Christ.
Deux mille ans après, le mécanisme du bouc émissaire existe toujours. Bien sûr, il s’est affiné, il a laissé des empreintes souples et pris des formes multiples, mais il est toujours là. On peut prendre un bouc émissaire par ennui, parce que pourrir la vie de quelqu’un à plusieurs peut permettre de passer le temps, ou par jalousie, ou par crainte aussi. Aujourd’hui, les boucs émissaires officiels sont désignés par les médias et par la justice. Leur statut obéit aux tendances, aux luttes de pouvoir, il a été largement raffiné par vingt siècles d’histoire mais il est toujours présent.
Récemment, le journal Nice-Matin a présenté deux cas intéressants, qui montrent exactement comment ce mécanisme fonctionne – et qu’il n’est pas aussi simple qu’on pourrait l’imaginer. Deux individus ont été happés par l’institution juridique, traînés sur le théâtre des tribunaux et ridiculisés – ou diabolisés – dans Nice-Matin. Le premier s’appelle Alexis, le second David.

Alexis Issaurat a 22 ans. Il était skinhead et membre du FN. Malpensant, donc. Avec son crâne rasé, son casier judiciaire déjà chargé et quelques circonstances aggravantes, Alexis avait déjà tout pour être un parfait bouc émissaire. Voici l’article de Nice-Matin :

« II était peut-être déjà en pénitence, certains diront plutôt au secret, avant le premier tour des municipales. Mais hier Alexis Issaurat, 20 ans, qui se défilait comme une anguille depuis l’altercation dans l’après-midi du 25 février 2008, le long de la rue Ribotti entre militants FN et Identitaires a comparu devant le tribunal correctionnel.
Il n’avait pas eu le choix : les policiers avaient fini par le déloger tout simplement chez sa mère. Et malgré les dénégations protectrices de celle-ci, une fouille rapide permit de le retrouver dans le placard où il se cachait en pyjama. La position était moins glorieuse que celle du militant frontiste, celui qui quelques jours plus tôt avait tenu en respect avec son pistolet gomme cogne cinq sympathisants identitaires sortis de leur quartier général. Placé en garde à vue, il avait nié et n’a d’ailleurs fini par reconnaître son fait d’armes qu’à la barre. Le président Jean-Michel Hayat a donc pu glisser sur l’histoire du drapeau du FN volé, sur la rixe avec Gilbert Pigli, candidat et conseiller municipal. Et il s’est logiquement intéressé au seul prévenu retenu dans ce dossier.

Le pistolet gomme-cogne « confisqué » sur place par Philippe Vardon, le leader des Identitaires, la bombe lacrymogène, le coup-de-poing américain qui équipaient le militant en campagne ne représentaient qu’une partie de l’arsenal. Les policiers ont collecté chez lui cinq revolvers,
sept automatiques, des répliques d’armes d’assaut en plastique, des balles de tennis remplies de poudre noire, un paralyseur électrique, des drapeaux suggestifs, des croix gammées, une photo d’Hitler… Une seule arme était classée en quatrième catégorie, mais après un tel inventaire Jean-Michel Hayat n’a pas manqué de pousser l’interrogatoire : « II y a, adossés à vos convictions des éléments très préoccupants. Vous détenez des engins qui peuvent tuer. C’est la panoplie du petit…» Mais le prévenu oisif depuis sa sortie du collège en troisième a alors eu réponse à tout sur le thème «J’ai arrêté mes con…. C’est un passé qui n ‘a plus rien à voir avec moi aujourd’hui. J’ai bien changé. » A ce jeu-là, les armes devenaient de simples objets de décoration, des souvenirs. Le tribunal aurait sans doute bien aimé croire que tous les démons avaient été chassés.
Mais le substitut Carine Somody (ministère public) a tiré la sonnette d’alarme en rappelant l’existence d’un autre dossier récent, en s’interrogeant ensuite sur la demande de restitution des armes saisies déposée par le prévenu. Le tribunal a finalement choisi de donner une chance en suivant globalement les réquisitions du ministère public. Alexis Issaurat a donc été condamné à une peine de 8 mois assortie d’un sursis de 3 ans avec six obligations (travail, domicile, suivi psychologique…).
La société peut aussi s’armer de précautions.
»

Comme le dit l’article, Alexis Issaurat a été arrêté après une bagarre entre militants identitaires et lepénistes. Cette bagarre doit être remise dans son contexte si elle veut être comprise. Les « zids » et le Front se sont souvent mal vus, chacun méprisant l’autre ou le détestant secrètement pour la concurrence qu’il lui faisait. Nonobstant ces rivalités, les deux avaient projet de former une liste commune pour les élections. Toutefois, les élites parisiennes du Front ne l’ont pas entendu de cette oreille : refusant toute alliance avec les identitaires, elles ont envoyé sur place un cadre de Paris pour couper court à la tentative. Le cadre parachuté a bien fait son travail, puisqu’il ne fut plus question de liste commune après ça… Ce cadre n’aurait pourtant pas pu réussir seul : s’il a réussi, c’est bien parce que parmi militants frontistes (et surtout des cadres), certains n’avaient pas envie de s’allier aux « zids », et il n’a eu qu’à les récupérer pour couper court à l’alliance.
Dans cette atmosphère de rivalités externes-internes, entre conflits d’ego et défense de bouts de gras, certains militants frontistes chauffés à blanc sont allés chercher noise aux identitaires. C’est ce qui s’est passé dans cette fameuse rixe du 25 février 2008, celle où divers militants se sont battus et où le fameux Issaurat s’est fait choper en train de brandir un pistolet à grenaille.
Maintenant que le contexte est mis en place, on comprend tout de suite mieux ce qui s’est passé, n’est-ce pas ? Une bonne quinzaine de personnes, en comptant les militants des deux camps, étaient impliquées. Ceux du FN étaient clairement en tort puisqu’ils étaient venus eux-mêmes chercher le conflit. Pourtant, pas question de tomber tous ensemble. C’était trop bête. Les militants ont donc choisi parmi eux un bouc émissaire : Alexis Issaurat. Bien qu’étant leur camarade, il était le plus exposé puisque c’était lui qui avait brandi le gomme-cogne. On lui a donc tout mis sur le dos. Les diverses armes de poing, retrouvées dans la camionnette du Front, ont été imputées à Alexis comme s’il en était l’unique propriétaire. C’est ainsi que l’article le considère, d’ailleurs.
Le reste fut un jeu d’enfant. Alexis avait un casier déjà chargé : il était plus facile de l’accuser lui plutôt que quelqu’un de pas encore compromis. Qui plus est, il collectionnait les objets mythomanes à son domicile. Quel besoin d’avoir autant d’armes de poing ou de trucs dans le genre chez soi ? Quant au drapeau « suggestif » (qui n’est pourtant pas un drapeau à croix gammée, puisque le journaliste n’a pas dit « drapeau à croix gammée » mais seulement « drapeau suggestif », ce qui veut tout dire et rien dire) ou autres photos d’Hitler, il est possible que les flics les aient mises là pour enfoncer Alexis et le pointer d’autant mieux du doigt. Il est également possible qu’il les ait possédées de son propre chef. On ne peut être sûr de rien. Ce dont on peut être sûr, en revanche, c’est qu’Alexis a été la seule et unique personne à payer pour cette affaire. Seul prévenu, seul retenu par la justice, seul à se faire ridiculiser par les médias – quand le journaliste a parlé de son arrestation en pyjama, quel besoin avait-il de le préciser, sinon pour faire rire ses lecteurs au détriment du prévenu ? – Alexis a payé pour tout le monde. Les autres militants du FN ont leur part de responsabilité dans l’affaire. Les cadres également. Les élites parisiennes également. Alexis était un militant parmi d’autres, un « fafounet » parmi d’autres, influencé par la même atmosphère que les autres. Il était influençable, pas forcément malin, déjà bien grillé juridiquement : on lui a fait porter le chapeau. Tout le monde y a trouvé son intérêt, des cadres aux autres militants – en tout cas, on voit que la « camaraderie » peut s’effacer rapidement quand il s’agit de sauver sa tête. Au fond, tous les autres membres du FN impliqués dans la rixe ont soupiré de soulagement, le jour où leur ancien camarade est passé devant le tribunal, tout seul, sans que personne ne le soutienne outre mesure ; mieux valait un seul sacrifié que plusieurs prévenus, fussent-ils relaxés !
Alexis a sorti le gomme-cogne parce qu’il se battait avec ses camarades. Parmi eux, il a été le plus engagé, le plus courageux, et il a payé pour avoir été le militant qui a pris le plus de risques. D’accord, cette bagarre était stupide ; d’accord, ce genre d’affrontement est totalement contre-productif, et le courage d’Alexis était très mal placé, mais c’était du courage tout de même, et même si Alexis n’a pas été très malin, on ne peut pas nier qu’il ait été autrement plus courageux que tous les pauvres types qui menacent derrière un écran – et que ce courage, adossé à son casier judiciaire, à la lâcheté de ses camarades et au bon vieux délit d’opinion, ait fait de lui un bouc émissaire. Livré à la justice pour le salut des « camarades », livré aux médias qui font du chiffre à tout prix et désignent à la vindicte le cliché toujours efficace du skinhead-fasciste-des-heures-les-plus-sombres, etc. Cela arrange tout le monde. D’ailleurs, Alexis a été renvoyé du FN : une fois le bouc émissaire utilisé, on le jette comme un Kleenex…

Passons à notre second cas. David a vingt-neuf ans. On le connaît surtout sous son pseudo de rappeur, qui n’est autre que K-libre, « lieutenant » de la bande à Morsay. L’article de Nice-Matin est disponible ici : http://img26.imageshack.us/img26/6490/klibre.jpg
Inutile de détailler le contexte de l’affaire, tous ceux qui ont suivi le buzz Truand2lagalère le connaissent. K-libre est une racaille blanche qui s’enfonce – ou plutôt s’enfonçait – à deux cent pour cent dans son « trip ». Converti à l’islam, il se voulait plus radical que les vrais musulmans ou les gangsta américains. Sous l’égide de Morsay, il insultait, menaçait, jurait « sur le Coran d’la Mecque » entre deux « fils de pute », tout en quémandant du regard l’approbation de ses maîtres aux visages sombres. Cela, bien sûr, en vidéo, visage à découvert et profil Dailymotion. Après avoir exhibé du shit, du chanvre, un vrai-faux pistolet, balancé des menaces de mort par dizaines et incité à commettre tous les délits, il aura fini par tomber. On ne peut pas dire qu’il ne l’avait pas mérité. Sans aucun remords, le français David s’est rallié au plus fort pour devenir le rappeur K-libre. Ses six mois de prison, on ne peut pas dire qu’il ne les ait pas provoqués.
Cependant, K-libre a servi de bouc émissaire, là encore. Il n’est pas tout seul et ne l’a jamais été. Morsay, Zehef, ainsi que les dizaines de racailles appartenant au « collectif » Truand2lagalère ont tout fait avec lui. Sans leur influence, il ne serait jamais devenu ce qu’il est. D’accord, K-libre est une racaille blanche, d’accord, il est un délinquant. D’accord, il est un lâche, aussi ; à force de se vouloir plus arabe que les arabes, il aura fini par se faire détester autant des blancs non racailleux que mépriser par les vrais arabes, qui se moquent allègrement de ce pauvre type cherchant à tout prix à leur ressembler. Mais il est le seul à payer. Morsay aussi s’est affiché avec de la drogue, lui aussi a insulté la police et fait des menaces de mort. Idem pour son copain Zehef ou pour d’autres. Mais ceux-là n’ont pas eu le moindre ennui avec la justice. Et, comme par hasard, ils ne sont pas blancs. C’est le petit voyou blanc, influencé par ses « potes » immigrés, qui a payé pour eux. Pourquoi K-libre est-il le seul à payer ? Pourquoi est-il le seul prévenu dans l’affaire, encore une fois ?
Certes, il a été peu condamné pour ce qu’il a fait. Il méritait largement ce qu’il a eu, mais il ne méritait pas d’être le seul à être puni. Morsay, Zehef, tous ceux qui se sont exhibés avec de la drogue ou proféré des propos racistes méritent la même punition. On pense notamment à Bilel, « camarade » de K-libre, qui a dit « sale bâtard, sale juif » à la caméra (avec K-libre à ses côtés d’ailleurs). Mais voilà, Bilel est maghrébin, il est soutenu de facto par les lobbies antiracistes et par toute une raïa de « frères ». K-libre n’a pas cette chance-là : il est plus vulnérable, et c’est lui qu’on a jeté, cette fois, en pâture aux juges et aux médias. Imaginez un skin bien blanc qui aurait dit « sale bâtard, sale juif » avec un drapeau à croix celtique derrière lui, celui-là n’aurait pas eu droit au même oubli que Bilel !
On ne peut pas dire que K-libre n’ait pas été un « bouffon ». Dans les cités, on riait de lui, et sur le Web aussi. Mais c’est le propre du bouc émissaire. Là, il s’y est installé tout seul. A force de s’afficher, d’en faire toujours plus, toujours trop, en oubliant qu’il n’avait aucun lobby derrière lui en cas de pépin, il s’est jeté dans la gueule du loup… et puisqu’il fait rire tout le monde, ça passe d’autant mieux.
Une petite pensée pour Reda, un immigré marocain qui a tabassé le fameux Jean-Armand, ami de K-libre et lui aussi racaille blanche. Sur Dailymotion, Reda a fait des menaces de mort avant d’aller réellement attaquer Jean-Armand, qu’il a presque laissé sur le carreau. Lui aussi, sa tête est publique. Mais lui n’a aucun ennui judiciaire, et de toute façon il restera libre, même s’il s’est physiquement attaqué à quelqu’un – chose que K-libre n’a jamais faite. Reda a l’excuse de la couleur de peau. Pour un arabe sadique, il n’y a pas de place en prison, mais pour un blanc stupide et compromis, il y en a. Aussi bête que K-libre ait été, il a payé pour tout le monde, et il est un bouc émissaire public.

Certains philosophes chrétiens voyaient l’histoire du Christ comme la plus terrible réalisation du mécanisme créant les boucs émissaires. Pour eux, le mythe christique montre toute l’absurdité, tout le tragique de cette manie qu’ont les masses de désigner un coupable et de le lyncher. Pourtant, ce mécanisme n’a jamais cessé d’exister. Il est consubstantiel à la psychologie des masses – on peut l’éliminer dans un groupe d’individus, mais pas dans une masse d’individus – et il existera probablement toujours.
Pour s’en protéger et voir au-delà des lynchages d’une époque ou d’un moment, une aristocratie des valeurs est indispensable. Par aristocratie, on peut entendre une minorité d’individus qui refuse la médiocrité, les mouvements de foule et les messes faciles pour tenter de faire la part des choses. En rejetant l’idée même d’aristocratie pour y substituer la bourgeoisie, l’égalitarisme, l’universalisme reconnaissent tacitement le processus par lequel on désigne un bouc émissaire ; ce n’est pas un hasard s’il a donné naissance au totalitarisme.

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lundi 11 mai 2009

Après la lopette bobo-gocho dans le bus, le patriote en guerre dans le métro

Le premier s'est fait lyncher sans résister par 5 miliciens racailleux, puis a condamné ceux qui ont trouvé à redire à cette occurence ; le second - viz. le clip qui suit - voit une foule au quai d'une station de métro connue pour ses collectifs goches, alors qu'il est seul en chemin vers une manifestation patriotique, et sort son arme. Ensuite, alors que la dite foule entre dans la rame, il se fait dévisager par plusieurs, puis allumer par un, des gouapes en question, du fait de la marque (identitaire) de son sweat. Partant plutôt que d'opter pour laisser l'ennemi développer une dynamique risquant de faire de lui un vaincu radical, une honte pour son peuple, comme l'autre dhimmi du noctambus, il frappe : en plante deux ou trois, dont un mortellement, uniquement parmi les engageurs d'hostilités ; aussi il les insulte tous en les tenant à distance, puis se casse. ^ Gloire à ce soldat de notre Séjour Europe (c'est un authentique militaire, de surcroît) ! Soutenons-le alors que le pouvoir collabobo en Espagne cherche à lui infliger 29 ans de prison !

DHRNGHO

PS : Dhrngho signifie résistance en Indo-Européen Commun.

mercredi 6 mai 2009

Le Black Metal, requiem pour l'Occident



Et si le metal, et plus précisément son sous-genre le plus misanthropique qui soit, était la marche funèbre de l'homme blanc, composée pour son propre enterrement ?
Voici une lettre qui développe des idées en ce sens.

Cher Zek, tu te moques justement, sans doutes, de l'éclatement progressif de la bonne pensée de gauche (de la contre-culture, voire même de l'anti-culture) au sein même des tribus dont elle a encouragé le développement au nom d'un néo-Rousseauisme mondain dont on observe aujourd'hui les miracles. Mais oublies-tu que la plupart des nouveaux-venus, dont un nombre sans cesse décroissant a vu le jour tandis que la vieille Mitte envoyait ses miliciens-philosophes et autres artistes-citoyens-vigilants évangéliser les quatre coins de France, sont nés dans des tribus ? Que le monde tribal est devenu, via l'idéologie du différentialisme égalitaire et de ses institutions, le biotope, l'état de nature dans laquelle nous mettons au monde nos enfants ? Nous sommes sortis hors de la Maison de l'Etre, comme le disait Heidegger, accompagnés de notre progéniture, et nous les avons perdus dans le bois. Qui sait quel ogre ils y trouveront ?…
A ce titre, la publication sur un site de black metal d'une partie de tes écrits montre que parmi ces nihilistes se cachent quelques Petits Poucets. Que la tribu des black-métaleux et autres Gothiques, peut-être pas si accidentellement que cela, car ils sont devenus depuis quelques années, les bêtes noires de l'Empire du Bien (ils ne s'habillent pas en rose, n'aiment pas forcément leur prochain, écoutent une musique agressive et sombre qui ne pousse pas particulièrement à fumer des pétards dans un esprit citoyen et festif), se réjouissent de tes thèses libérales et - oh! mon dieu je vais le dire - réacs, ne devrait pas te surprendre. Le racisme antiraciste, les bondieuseries humanitaires, la cool attitude, l'Art Subversif Subventionné par le sphincter de la Kultur, et j'en passe, cette grosse merde pseudo-républicaine s'est toujours empressée de cogner sur le " metal " avec au moins autant de force que sur Strauss et Wagner, et cela approximativement depuis qu'il est devenu politiquement criminel de ne pas militer en faveur des droits de l'homme et du socialisme " en chantant ". Le " Metal " pèche donc contre l'esprit de l'EFG pour les raisons suivantes :

- C'est une musique sans engagement à gauche, c'est à dire, une musique qui n'en a que faire des sacro-saints " problèmes de société ". 80 % du temps, les musiciens en sont même à ne parler dans leurs chansons puériles que de dragons et de chevaliers, et il faut bien dire que ça ne fait pas beaucoup bander Besancenot…
- C'est une musique qui nécessite très souvent un impressionnant bagage technique. Nombres de musiciens de Metal possèdent sur leur instrument la même dextérité que des membres d'orchestres classiques, produisant d'authentiques virtuoses (et quelques grands noms de la guitare, entre autres : Van Halen, Malmsteen, John Petrucci, Steve Vaï, Jason Baker, Patrick Rondat… je pourrais continuer pendant des siècles). Ce niveau d'exigence ne cadre pas vraiment avec les mythes contemporains du poète à ses heures, de l'art comme récréation festive, comme négation du travail et de la sueur.
- C'est une musique qui n'oublie pas ses racines. Les groupes de " metal " européens insistent très souvent sur la double filiation qui caractérise le mouvement artistique dans lequel ils s'inscrivent : tirant sa source du Rock n' Roll, et par delà, du Jazz et du Blues, le " metal ", c'est très net dès le milieu des années 80, se réclame également de l'influence de JS Bach et de quelques autres compositeurs baroques forcément très réactionnaires; à partir des années 90 en Scandinavie, et sous cette forme ultra expressive dénommée " black metal ", ce sont les romantiques et leurs successeurs qui sont quelquefois convoqués, en gros, de sales pangermanistes. Et quand on sait qu'en plus, la majorité des musiciens de " metal ", à quelques notables exceptions, sont blancs, mâles, et occidentaux…
- Et surtout, on touche le fond du problème, le " metal " a commis le crime impardonnable de démasquer le criminel qui se cache derrière toute chemise à fleur. En plus, par accident peut-être, il a l'audace de faire sans cesse référence à l'imaginaire judéo-chrétien (quand ce n'est pas à l'antiquité), et d'interroger les catégories transcendantes que notre Etat Bienveillant des Bienheureux pensait avoir éradiqué.

C'est donc par une ruse du nihilisme, il me semble, que le " metal " parvient à produire de rares chefs d'œuvres par lesquels ses auditeurs entrevoient peut-être aujourd'hui d'autres horizons, d'autres valeurs, que ceux et celles proposés par l'Internationale des Saltimbanques Kolkhoziens : l'excellence, le dépassement, le sublime, le divin pourquoi pas.

Ainsi, et afin de progresser plus avant, je narrerai brièvement quelques circonstances d'une soirée où, attendant des amis qui ne vinrent que bien plus tard, je m'entretins " musique " avec un pilier de bistrot pour une fois pas trop aviné, mais tout à fait représentatif de notre population d'anticléricaux décérébrés, qui me confia dans un demi-sourire que le " metal ", il aimait pas, parce que ça parlait que de choses mystiques… Il était bien brave, pourtant ; il sentait à peine l'alcool, et alignait jusqu'à deux phrases sans citer Claire Chazal. Vraisemblablement, il savait de quoi il causait….
Et en effet, le " metal " semble nourrir l'obsession du mysticisme, au début sous l'angle du New-Age tourné en dérision (n'oublions pas que le premier groupe de Metal, sarcastiquement nommé Black Sabbath pour effrayer les festivaliers de Woodstock, n'est jamais qu'un pur produit de la contre-culture hippie, même s'il en est un produit de réaction), voire, plus tard, sous la forme d'une prose antireligieuse qui ne cessera de s'enhardir, mais qui se distinguera pourtant des discours laïcards de nos Brave New Worlds en ce qu'elle se tournera toujours plus vers le monde invisible. Vers le diable surtout. Mais avant de proférer l'anathème accusatoire du nihilisme, songez-y : à quelle figure transcendante des génies comme Baudelaire, Isidore Ducasse, Barbey, Huysmans et j'en passe, les deux pieds solidement enfoncés dans la fange pharisienne de la bourgeoisie post-impériale, ont-ils adressé leurs premières prières d'écrivains ? A quelle porte frappe-t-on quand Dieu est en train de se cuiter à mort ?
L'apparition du " Metal ", au début des années 70s, est donc ce moment, jubilatoire entre tous, où des hippies démasquent par l'ironie (qui n'est jamais qu'un renversement de perspective) d'autres hippies. L'irruption du metal puis du punk après lui dans le paysage musical sont en quelque sorte les deux instants clefs, les deux éclairs artistiques qui permettent à la contre-culture des années 60 d'élaborer son programme non plus de cette manière souterraine que nous ne connaissons que trop bien (le culte des victimes, les psychoses compassionnelles, la fête comme production ultime de l'esprit, etc.), mais comme nihilisme actif, potentiellement créateur de valeurs (et éminemment dangereux comme nous le verrons par la suite).
Plus de pâquerettes donc, plus de clones Christiques en lieu et place de chanteur, plus d'appel à la Paix Narco-gauchiste et à la Grande Partouze des Peuples. Désormais on donne un nom de guerre à son groupe, on inscrit en lettres de feu les intentions objectives de la Révolution Culturelle Occidentale ; en vérité, on fait un beau croc-en-jambe à ces couillons de fleuristes new-age qui pensaient pouvoir déguster leur " vouloir rien " sur une nappe en peau de chèvre. Et l'on découvre, par la même occasion, que sous la peau de chèvre se planquait une kalachnikov, qu'on avait creusé des silos à missile sur le Larzac.

BLACK SABBATH
JUDAS PRIEST
MOTORHEAD
puis
SATAN
WARLOCK, quand ce n'est pas WARLORD
SLAYER
… et j'en passe, et des meilleurs ; bien sûr ça ne s'arrange pas avec le temps…

Les patronymes parlent d'eux-mêmes. Le programme hippie de dévolution enfin dévoilé ! Les ligues de vertu en cauchemardent encore. Mais comme vous vous en doutez, il advint du " metal " et du " punk " comme de tout " mouvement contestataire " dans le Meilleur des Mondes Possibles, selon le mécanisme admirablement bien décrit à gauche par les situationnistes, à droite par un Philippe Muray par exemple, si ce n'est que le punk, n'étant pas un genre mais une posture, vint ponctuellement purger, un peu comme un principe de sélection (par la crasse - un principe adéquat à l'heure du monde inversé), ce qui, dans le rock et surtout le " metal ", lorgnait vers le pompier. Et il faut bien admettre qu'à l'exception de quelques œuvres, le " metal ", dans les années 80, c'est un peu le grand guignol… Bah! ça a son charme…

Cela dit, on ne peut pas, dans l'histoire du " metal ", occulter sa prodigieuse fécondité, quasi métastasique (mais c'est le propre de l'art de prévoir à l'avance le destin des univers qui l'enfantent…), la tension " performative " qui fonde son devenir (toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus intense et plus expressif, avec comme repoussoir terminal le bruit) ; toutefois, la période allant de la fin des années 70 aux années 90 n'est pas forcément très intéressante ; on pourrait la décrire, au mieux, comme une " course aux armements ". Si l'art ne peut se concevoir, comme nous l'avons trop souvent vu durant notre siècle pourri jusqu'à l'os, sans transcendance (ou sans proclamer sa perte, sur le mode tragique), il faudra attendre le crépuscule du millénaire pour revoir apparaître le mirage du sacré, de la splendeur et du mystère, dans le désert artistique d'un genre totalement anéanti par dix ans de spectaculaire beauf au service de la subversion encadrée. C'est finalement de Scandinavie que descendront les ténèbres, de Norvège plus précisément. Puisque je n'ai aucune envie de relater par le menu les évènements tragiques et sanglants qui entourèrent la genèse d'un mode majeur d'expression musicale populaire (je précise bien) de l'Occident décadent, je vous renverrai à la page suivante http://www.metal-reference.com/blackmetalart.php ou au bouquin de Michael Moynihan, Lords of Chaos (en anglais), pas franchement transcendant dans ses analyses (l'auteur est un peu trop engoncé dans la méthodologie des " Sciences Humaines " ; de plus quelques pages sentent la naphtaline nationale-socialiste) mais tout de même intéressant, puisqu'y figurent les interviews des principaux protagonistes.
Les faits sont atroces, j'en conviens. Bien loin de moi l'idée de révérer les actes odieux d'une bande d'adolescents cramés du bulbe par quasiment cinquante ans de social-démocratie tyrannique, de féminisme castrateur, de christianisme AbbéPierriste, de Kultur pour tous et par tous. Pour ceux qui ne le sauraient pas, avant même notre beau pays, la Scandinavie est le poste avancé du " socialisme à visage humain " dont on subit la poire à lavement depuis plus de vingt ans (voire même 200…). Que des gosses de baby-boomers (un fils de diplomate, un fils d' " artistes ", en tous cas peu d'enfants de pêcheurs…) en soient arrivés à incendier quelques poignées d'églises, pour finalement s'entretuer à la mode de Littletown, n'étonnera que ceux qui ignorent quelle tératologie le post-modernisme nous a laissés en héritage. Ce qu'il convient d'observer en revanche : le " black metal ", conceptualisé et créé par une jeunesse ultra-décadente dont on peine à trouver l'équivalent sous nos latitudes si ce n'est dans les gangs hantant nos banlieues (mais dans ce dernier cas il leur manque ce reste de culture qui leur permettrait de produire un art digne de ce nom ; car excusez-moi, le rap et le r'n'b…) met au jour, démasque encore une fois, l'effrayant programme de destruction contenu dans la pensée dite " progressiste ". Et l'esthétise jusqu'à en faire l'expression la plus pure et la plus belle du désespoir au sein duquel se débattent les derniers-nés de l'Occident.

Il faut un art pour dire la décadence, comme il faut un roman pour dire l'impossibilité contemporaine du roman (selon l'expression de Muray). Un Buren ou un Manzoni, parmi d'autres histrions de l'art subventionné au service des non-valeurs post-soixante-huitardes, n'actualisent jamais qu'un programme de dévolution : la décadence terminale, lorsque même la décadence n'est plus possible, la mort cérébrale du parc humain, à travers l'édification d'un pâturage urbain à la mesure de désirs ignobles pour le premier, la réduction de l'homme à son sphincter pour le second. Tous ces sinistres " zartistes " subventionnés font du nihilisme passif comme on chantait il y a quelques siècles la louange du souverain ; le nihilisme tenant le sceptre, ne reste plus qu'à élever des " installations " à sa gloire, qu'à faire s'agiter quelques clowns en de vaines " performances "… Ouvrent-ils néanmoins, ces saltimbanques du néant, de nouvelles perspectives sur notre devenir ? Interrogent-ils les " valeurs ", auscultent-ils les " idoles " ? Aucunement : ils ne font que formuler un souhait, dont nous connaissons tous ici l'effroyable teneur… Le black metal, au contraire, retrouve cette capacité à sortir du cadre totalitaire de la pensée subversive (encouragée comme il se doit par les organes étatiques) en imaginant un modèle prenant certes racine sur le fumier de nos révolutions d'opérette (néo-tribalisme, culte de la transgression, cette idée surtout que la pratique de l'art est un mode de vie marginal auquel on se doit de donner la plus grande visibilité au moyen d'oripeaux tels que le maquillage, les fringues sinistres, les clous et les chaînes…) tout en se situant à contre-pied des canons esthétiques et éthiques de la cool-attitude et de la trash culture. Le black metal, c'est le moins que l'on puisse dire à la lecture de l'article vers lequel je t'ai dirigé, n'est pas très cool. Il s'éloigne tout autant des délires déconstructivistes et punkoïdes de notre belle époque en prenant résolument le parti du MAL, à l'heure où, paradoxe d'un inextinguible comique, la culture trash est toujours du bon côté (cf. Virginie Despentes et son " Baise-Moi "). Rien ne devrait moins nous étonner d'ailleurs : lorsque le BIEN devient la propriété exclusive d'un Big Brother qui, non content d'en avoir dissous tout le contenu transcendant pour le réduire à un réflexe Pavlovien, un geste citoyen de solidarité, prétend pouvoir intégrer toutes les révoltes passées et futures dans le sein de sa matrice horrifique, lorsque les prêtres même se font les complices souriants de l'oppression totalitaire-sympa, il n'y a plus qu'à se tourner vers le démon cornu, qu'à provoquer la colère du ciel.

Tout cela pourrait en rester à une version " hardcore " de pratiques new-age revues et corrigées par des disciples de Gilles de Rais, voire à ce que Léo Strauss décrit dans son ouvrage Nihilisme et Politique, lorsqu'il observe la manière dont le nihilisme nazi a su se répandre dans la société allemande en séduisant d'abord les jeunes ; toujours est-il que, le regard plongé dans la nuit, c'est à dire, nous le savons à présent, dans notre avenir, nos adorateurs du diable ont su contre toute attente ramener sur terre de vraies œuvres d'art, des œuvres qui parlent de nous, des chants de colère qui hurlent notre chute, figurant la distance quasi-irrémédiable nous séparant des hauteurs. La crasse, ce sont les rythmes épileptiques, les voix déchirantes, la production minimaliste, le satanisme, le crime ; les cimes, ce sont l'apparition de chœurs d'une pureté troublante, de belles harmonies tristes empruntées aux compositeurs du XIXè, de constructions audacieuses rompant brutalement avec les canons de la chanson : le black metal, on le voit à ses fruits, n'est pas un mouvement punk de plus, mais la marche funèbre que l'homme européen interprète à l'occasion de son propre enterrement (on remarque d'ailleurs que les Etats Unis, ultime bastion de la réaction et forteresse de l'Occident, n'ont jamais été en mesure de produire un seul grand groupe de black metal ; pour cela, il faut chercher en Scandinavie, en Ukraine, en Grande Bretagne ou en France, chez les civilisés de la barbarie). Comme l'homme européen a de beaux restes, cette musique peut encore être sublime. Et si l'on n'y entend pas un tam-tam, pas une complainte cannabique, c'est parce que le black metal, c'est aussi un peu la contre-révolution menée avec le peu de moyens dont nous disposons, c'est à dire les ruines de notre tradition musicale (ayant totalement intégré le rock'n'roll, et cela dès le milieu du siècle, avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis, entre autres, et totalement désintégré l'héritage dit classique) contre l'idéologie du métissage obligatoire de la culture (et du reste). Le black metal est à ce titre farouchement occidentalocentriste. C'est pourquoi la gauche humanitaire le déteste, c'est pourquoi aussi les ligues de vigilance et de vertu citoyenne hésitent si peu à le décrire comme une musique fasciste (c'est aussi la raison pour laquelle ses sectateurs, souvent très idiots, tombent si facilement dans le piège des engagements mortifères).
Cette musique montre en tous cas que trois décennies de propagande totalitaire-cool, de destruction massive de la culture à coup de gaz euphorisant, n'ont pas suffit à asphyxier le génie artistique européen, qui, même réduit à vivre, comme les premiers chrétiens, dans les égouts de Rome, est encore en mesure de fabriquer des merveilles avec des déchets, tandis qu'autour de nous, les fonctionnaires de l'art et autres Komissaires de la Pensée Unique nous ordonnent de faire de la merde avec de l'or. Et bientôt de la merde avec de la merde.

Durant la rédaction de ce courrier, pour me donner un peu de cœur à l'ouvrage, j'ai introduit dans mon lecteur de CD quelques œuvres que ce satané libéralisme économique m'a permis de découvrir au milieu des années 90. Ces pépites ont été pressées par des labels dits " indépendants ", indépendants surtout du Nouvel Ordre Culturel Révisionniste, des lobbies pseudo-vertueux, de tous ce qui souhaiterait expurger le monde de sa violence, de sa saleté, de son sublime, de son tragique. Ainsi, je pourrais peut-être te suggérer de jeter une oreille attentive sur Anthems to the Welkin at Dusk du groupe Emperor, le chef d'œuvre du genre (peut-être le seul et l'unique au demeurant, même si toute la discographie de cette formation exceptionnelle, ne serait-ce que par le génie qui s'exprime à travers l'écriture de son compositeur principal, est recommandable); peut-être ensuite souhaiteras-tu t'aventurer plus avant dans ce monde souterrain.

De profundis, ad lucem.

lundi 4 mai 2009

La racaille occupante chasse la police en plein Paris

dimanche 3 mai 2009

Hommage aux sacrifiants en l'Âtre

Que la mort de Druon dans une France de nouveau occupée, et pire encore qu'avant, nous rappelle aux devoirs éternels des hommes qui se veulent libres. Aussi, vois là une occasion bonne pour le poser comme modèle d'émulation de l'héroïque sacrifice, hier à peine, du Ster Honoré d'Estienne d'Orves :

Sorti de l'École polytechnique en 1923, il intègre l'École navale. Royaliste "de naissance", il est un temps admirateur de Charles Maurras et lecteur de L'Action française. En décembre 1939, il est officier d'ordonnance à bord du Duquesne, dans la Force « X », de l'Amiral Godfroy. Lors de l'armistice de juin 1940, celle-ci se trouve bloquée à Alexandrie et d'Estiennes d'Orves ne se satisfait pas de l'inaction forcée où il se trouve réduit. Il tente d'abord de rejoindre en juillet 1940 le général Legentilhomme, commandant supérieur des troupes de la Côte française des Somalis, qui avait annoncé son intention de repousser l'armistice. La colonie s'étant finalement ralliée au gouvernement de Vichy, d'Estiennes d'Orves décide en août 1940 de rejoindre l'Angleterre. Il y parvient fin septembre après un long périple autour de l'Afrique. Il est affecté au 2e bureau des Forces navales françaises libres.

Fin décembre 1940, il traverse la Manche à bord d'un navire de pêche et débarque à Plogoff en compagnie d'un quartier maître radio télégraphiste du nom de Marty. Installé à Chantenay-sur-Loire près de Nantes il organise un réseau en Bretagne (réseau Nemrod). Du 6 au 19 janvier 1941, il se rend à Paris, où il séjourne entre autres chez Max André, une connaissance d'avant la guerre, qui acceptera (à la demande d'Estienne d'Orves) de monter un réseau de renseignement dans la capitale. À son retour il est trahi par Marty qui est en fait un agent du contre-espionnage allemand du nom de Geissler. L'ensemble du réseau, au total vingt-six personnes, est fait prisonnier. Le 23 mai, la Cour martiale le condamne à mort ainsi que huit de ses camarades qui sont transférés à Fresnes. Il est exécuté le 29 août 1941 au Mont-Valérien, en compagnie de Maurice Barlier, sous-lieutenant des FFL, et de Jan Doornik, officier hollandais.

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Je poursuis & saisis le kairos pour citer le nom de ce grand homme; homme de salut que nous avons hélàs bien manqué; fils fidèle, aimant & droit de la France : le Ster de La Rocque.

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Enfin, je conclus en évoquant ceux ayant trait à une voie qui, pour tout l'entrope venin dont elle a si souvent été la cible, fut tout aussi noble que celle précitée : les Sters de la Légion des volontaires Français contre le bolchévisme.

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Steh Ei, compagnes & camarades - montrons nous dignes de ces nobles qui tous ont fait don de notre devenir !

samedi 2 mai 2009

Être - Aître - Âtre

jeudi 30 avril 2009

La grippe métisse plonge le monde dans la panique

Symbiose batarde de grippe aviaire, porcine, et humaine, la grippe métisse, H1N1 influenza A, inquiète.
LE FIGARO. - Êtes-vous inquiet et pourquoi ?
Pr Patrick BERCHE. - Je suis très inquiet. Pour moi, la situation est clairement pandémique. Ce virus nouveau, hybride entre le porc, l'homme et l'oiseau, vient de passer à l'homme qui n'a jamais été en contact avec lui. Sa virulence tient en partie au fait qu'il va frapper une population «vierge» de toute immunité à son égard et donc très sensible. Le fait qu'il soit apparu à Mexico où vivent 20 millions d'habitants, dans des mauvaises conditions d'hygiène, permet de penser que le virus a pu se développer depuis au moins un mois, sans que l'on contrôle sa propagation. Pour l'instant, il y a eu 150 morts présumés, plus de 1 900 cas déclarés. Il y en a sans doute beaucoup plus au Mexique. Par ailleurs, ce virus se propage très vite dans l'espèce humaine. On peut s'attendre à ce qu'il touche le monde entier très rapidement. Enfin, il ressemble à celui de la grippe espagnole très meurtrier en 1918. Dans les pays occidentaux, nous disposons d'antiviraux, d'antibiotiques, d'infrastructures sanitaires, de masques… Les principales victimes seront dans les pays en voie de développement qui n'ont pas accès aux soins, pas de médicaments, pas de structures médicales…

Les mesures prises jusqu'à présent en France sont-elles pertinentes ?
Dès que l'on sait qu'un virus grippal se propage à partir d'un endroit connu, il faut arrêter tous voyages avec la zone concernée. En France, nous avons un plan, des médicaments, des masques. Tout le monde répète que l'on a le meilleur plan. Il ne faut pas être lénifiant. Tout dépendra de notre aptitude à le mettre en pratique, de la capacité des pouvoirs publics à distribuer les antiviraux, les masques de manière optimale. Cela va imposer de répondre de manière très précise à des problèmes de logistique et de communication.

Que faire avec les cas suspects ? Faut-il mettre en quarantaine les personnes revenant du Mexique ?
Il faut impérativement que le gouvernement demande à ce que les personnes présentant une grippe restent chez elles et évitent de se rendre aux urgences des hôpitaux pour réduire la propagation vers le personnel soignant et les autres malades. Sauf si leur état est grave. Les prélèvements devraient être faits à domicile. Il serait sage de recommander aux voyageurs qui reviennent du Mexique de rester à domicile pendant quelques jours, le temps de l'éventuelle phase d'incubation ou de contamination asymptomatique. Une telle mesure aurait dû être prise dès le début de l'épidémie. Si les cas augmentent en France, il faudra interdire provisoirement les rassemblements, fermer les écoles, éviter les transports en commun…

Combien de temps peut durer cette épidémie ?
La grippe devrait disparaître en Europe dans les semaines qui viennent avec l'arrivée de l'été. En revanche, elle pourrait se développer dans l'hémisphère Sud, en Nouvelle-Zélande, en Australie, pendant l'hiver austral. Ensuite, le virus pourrait revenir en octobre-novembre dans l'hémisphère Nord quand les conditions climatiques lui seront plus favorables.

Le vaccin qui a été utilisé cet hiver peut-il être utile contre ce virus ?
Une bonne mesure est d'utiliser le vaccin disponible, composé de trois souches H1N1 (différente de la souche mexicaine), H2N2, H3N2. Si quelqu'un présente une grippe, bien que vacciné, on pourra dire, sans tests compliqués, qu'il s'agit vraisemblablement d'une nouvelle souche. Par ailleurs, le vaccin actuel contient une souche de H1N1 qui pourrait induire une protection partielle contre la souche mexicaine. Cela pourra être rapidement vérifié s'il apparaît que les personnes vaccinées en octobre dernier souffrent moins de cette grippe que celles qui ne le sont pas.

Pourquoi meurt-on de la grippe dans certains cas?
Vous avez la grippe, 40 de fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, vous êtes très mal. La situation devient inquiétante quand vous présentez des difficultés importantes à respirer qu'il faut prendre en charge en réanimation. Il peut s'agir d'une pneumopathie virale ou d'une surinfection pulmonaire. Dans la majorité des cas, les antiviraux prescrits précocement sont efficaces, tout comme les antibiotiques. Les réactions au virus sont variables : certains n'auront qu'une forme asymptomatique, d'autres une pneumopathie grave. Les morts de cette grippe mexicaine sont âgés de 20 à 45 ans, la même population cible que celle de la grippe espagnole. La forme saisonnière frappe avant tout des jeunes enfants et les personnes âgées. Lors des pandémies de 1957 et 1968, le taux de mortalité a été de 0,1 %, en 1918 il pouvait atteindre de 2 à 4 %. Lorsqu'il y a une pandémie, plus de la moitié de la population du monde est infectée. Mais une proportion importante est représentée par les porteurs sains, qui pourraient contribuer à propager le virus.

lundi 27 avril 2009

Style & complaisance

Je dis pas mal de mal du nazisme ; mais pour autant, il a su avoir une certaine gueule. ^

De la promenade